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DEUX SEMAINES DE PLUIE DE PLUS À GRANBY

JÉRÔME SAVARY jerome.savary@lavoixdelest.ca

Le soleil est aux abonnés absents cet été, et les données locales des météorologues d’Environnement Canada le confirment. À Granby, par exemple, il a plu en moyenne deux jours sur trois en juillet et en août.

Le mois de juillet totalise 21 jours de pluie à la station de Granby (précipitations quotidiennes de 0,2 mm et plus), ce qui représente une augmentation de 50 % par rapport à la moyenne historique, qui est de 14 jours. Les Granbyens et leurs voisins n’ont eu droit en juillet qu’à deux séquences de trois jours consécutifs sans aucune précipitation.

En août, nous avons recensé 20 jours de pluie au lieu de 13 en moyenne, soit une augmentation de 54 % de la fréquence des précipitations sur le territoire de la princesse des Cantons-de-l’Est. Les festivaliers et l’organisation du Festival de la chanson de Granby (10 au 20 août) ne l’ont d’ailleurs pas eu facile, confirment les données d’Environnement Canada, avec 60 mm de pluie au compteur.

Bref, c’est l’équivalent de 14 jours de pluie de plus sur la période juillet-août à Granby. Deux semaines...

Ce n’est que tout récemment qu’une séquence de sept jours sans pluie a été notée sur ce territoire, soit du 31 août au 6 septembre. Si vous faisiez alors du camping dans la région, vous étiez bénis. On retrouve cette même séquence inespérée à l’identique au sud de Brome-Missisquoi.

DES DONNÉES CLIMATIQUES PARCELLAIRES

Les données climatiques locales d’Environnement Canada sont recueillies par quelques stations réparties sur le territoire. Nous nous sommes fiés pour cet article sur les plus pertinentes, soit avant tout celle de Granby pour la Haute-Yamaska et celle de Frelighsburg pour Brome-Missisquoi. Nous avons également consulté les données de celles de Farnham, Brome, Marieville et L’Acadie (Saint-Jean-sur-Richelieu) pour l’ouest de notre territoire, mais les données de ces dernières étaient souvent incomplètes ou n’avaient pas de comparables historiques.

De l’avis même des météorologues Simon Legault et Jean-Philippe Bégin, consultés pour l’occasion, les données actuelles ne permettent pas d’isoler des statistiques spécifiques par petite ville ou village. Les normales climatiques historiques disponibles les plus récentes englobent une période statistique relativement lointaine, soit la période allant de 1981 à 2010. « Celles de 1991 à 2020 devraient être prêtes dans les prochains mois, nous dit-on », avance M. Bégin, un brin perplexe.

PLUS AU SEC DANS BROME-MISSISQUOI

Si le total de précipitations enregistré au sud de Brome- Missisquoi (station de Frelighsburg) était supérieur à celui de Granby en juillet (262 mm comparativement à 177 mm), il y a plu cependant quatre jours de moins. En août, on y a calculé à nouveau trois jours de pluie de moins qu’à Granby, de même qu’un total de précipitations inférieur de 30 % (114 mm).

Pas très loin de chez nous, notons qu’à Saint- Jean- sur- Richelieu, 102 mm de pluie sont tombés en l’espace de 24 heures, le 21 juillet, surpassant de loin les quantités maximales quotidiennes enregistrées cet été dans la région.

Restons dans les comparaisons. Tout ceci n’est rien si on lorgne du côté de la Gaspésie, la station de Gaspé ayant enregistré 300 mm de pluie au cours du mois d’août, soit le triple de sa moyenne (94 mm).

TEMPÉRATURES AUTOUR DE LA NORMALE

Si les températures maximales constatées en juillet à Granby

ont été supérieures à la moyenne (26,6 degrés Celsius contre 25,2), elles ont été légèrement inférieures à celle- ci en août ( 23,6 contre 24,1). On était loin des records signalés dans le Nunavik depuis le mois de juin, avec làbas plusieurs vagues de chaleur et un record de 34,3 degrés le 4 juillet. À titre de comparaison, au plus chaud à Granby, il a fait 32 degrés le 6 juillet.

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2023-09-16T07:00:00.0000000Z

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